Partager ses photos

November 23rd, 2009 by Carl Conrad Pas de commentaire »

Si le fait de partager ses photos est intrinsèque à la notion même de photo, l’avènement de la photo numérique a chamboulé et élargi le champ des possibilités.

La dématérialisation de la photo numérique permet en effet le transfert et la copie de photos à l’infini et sans risque de dégradation de celles-ci. La notion même d’original devient toute relative.

Autre aspect de la numérisation des photos, la gestion de données associées à une photo, les métadonnées, est devenue très simple et permet des classements multiples et des recherches croisées sur des critères multiples.

Le partage de photos est donc devenu très simple. Au delà du stockage et du partage de photos sur des disques durs externes ou des clés USB, l’arrivée du haut débit a permis l’émergence de multiples services en ligne. Les solutions sont devenues donc pléthores et suivent des approches et des philosophies différentes. On devra choisir entre :

  • les sites de partage de photos stricto sensu où l’on se retrouve souvent entres photographes plus ou moins avertis,
  • les sites de stockage spécialisés ou non dotés d’interfaces plus ou moins riches
  • et les sites de réseaux sociaux sur lesquels le partage de photos est une part importante de l’activité des utilisateurs.

Finalement, dans le choix des outils de partage de photos, on considèrera la fiabilité du support, la facilité et la confidentialité des échanges et le respect de l’intégrité de la photo voire les outils proposés pour la gestion des photos et la possibilité de commander des photos sur des supports physiques. Une réflexion sur la finalité de ce partage, limité à la sphère privée ou résolument public, orientera aussi le choix de tel ou tel outil. Pour cela, n’hésitez pas à lire les conditions d’utilisation. Certains prestataires sont plutôt transparents sur l’infrastructure technique mise en place. Et n’hésitez pas à faire des essais, la majeure partie des services proposent une offre gratuite, limitée ou non. Enfin, si vous désirez compartimenter la diffusion de vos photos, il n’est pas interdit de disposer de plusieurs comptes sur des services différents en fonction des usages que vous désirez en faire.

In fine, si les solutions 100 % numériques ne vous satisfont pas ou si vous désirez marquer une occasion, il existe aussi un vaste éventail de solutions de photos imprimées, tirages, T-shirt, livres photo, tasses, etc. qui sont autant de moyens de partager vos photos sous des formes originales.

La photo de mariage

September 8th, 2009 by alxtrj Pas de commentaire »

Parmi les événements dont on veut absolument garder une trace photographique, le mariage figure en bonne place. Aussi, il n’est pas rare pour les amateurs de photographie de se voir proposer la couverture photographique de la cérémonie toute entière : “Toi qui a un bel appareil, veux-tu prendre les photos de mon mariage ?” Avant de répondre, il faut savoir que la photo de mariage est un art à part dans le monde de la photographie et un art très difficile. Difficile à cause des conditions de prise de vue très variées, difficile à cause des symboles très forts qu’il faudra faire apparaitre sur les photos, difficile enfin à cause de la tension qui règne bien souvent dans ces cérémonies.

photo de mariage

Tout au long de cette journée de fête, plusieurs lieux vont se succéder : l’intérieur d’une maison ou d’un appartement pour les derniers préparatifs, la mairie, l’église, le vin d’honneur dans un jardin, une salle de fête pour le diner. Chacun de ces endroits aura des conditions de prises de vue différentes et pourra devenir un véritable défit pour le photographe. Les pièces où les mariés se préparent peuvent être exigües, mal éclairées ou tout simplement peu esthétiques. La salle des mariages de la mairie peut être pleine à craquer et il vous sera impossible de prendre du recul. L’église aura toutes les chances d’être peu lumineuse, tandis que sur son parvis, tout sera écrasé par une lumière très forte, faisant faire la grimace aux mariés. La soirée enfin se déroulera sous un éclairage artificiel fait de lampes diverses qui vont modifier la balance des blancs tout en n’offrant que peu d’intensité. Mais le problème ultime, c’est de se retrouver avec une mariée habillée en blanc et un marié habillé en noir. Un choix cornélien se présente alors : faut-il bien exposer la robe blanche au risque d’avoir le costume de Monsieur noir de noir ou privilégier les nuances de noir et risquer de brûler les blancs de la robe de Madame ? Le problème se complique encore si Madame a la peau sombre et Monsieur la peau claire.

Certains moments de la cérémonie sont incontournables et il faudra les immortaliser en faisant apparaître les symboles qui vont avec :

  • La préparation des mariés et particulièrement de la mariée qui va se parer de ses plus beaux atouts. Il faut la voir être coiffée et maquillée, il faut montrer la tension qui monte avant l’heure H, mélangée au bonheur.
  • Le passage à la mairie, montrant l’émotion des mariés, de leurs proches, le ton solennel de l’élu, le baiser, la signature des registres.
  • L’arrivée à l’église, le marié qui attend sa promise, son père qui l’accompagne à son bras, le curé, les sermons, la remise des alliances, le baiser, l’émotion, les discours et prières…
  • La sortie de l’église, le riz, le bonheur, les rires, les larmes et le cortège de voitures rutilantes et décorées
  • Le vin d’honneur, les félicitations, les amis, les parents, les enfants qui jouent et les verres qui se vident
  • Le diner, les discours, les tables dressées, les petits plats dans les grands, les jeux, les danses et les verres de trop
  • Puis, le lendemain, des photos posées avec les mariés dans des poses plus ou moins romantiques
  • Amour, joie, bonheur, amitié, complicité, émotions, rires, larmes… Que de choses à mettre en boîte !

Tous ces instants, toutes ces émotions ne se passeront pas sans une certaine tension, un certain stress. Car cette journée sera le fruit d’une longue préparation pour que tout soit parfait. Et les photos font partie de ce tout. Ce stress que ressentiront les mariés et leurs proches se transmettra forcement au photographe qui sera déjà soumis à une certaine pression face à toutes les difficultés précitées. Il devra jouer des coudes pour être toujours au plus près des mariés, changer d’objectifs entre deux scènes importantes ou sortir le flash en pensant à la déception des mariés si les photos ne leur plaisaient pas. Tous ces éléments m’ont toujours rendu réticent à couvrir un mariage. Mais la raison qui m’a toujours fait refuser lorsque des amis me l’ont demandé, c’est que le photographe du mariage passe forcement à côté du mariage. Il est impossible de penser à tout ce que je viens d’écrire et de vivre ce moment auprès de ses amis.

Photographier ou fêter, il faut choisir !

Penser avant de déclencher

August 24th, 2009 by alxtrj 2 commentaires »

J’ai souvent entendu des personnes dire en prenant une photo “j’en prends plein, il y en aura bien une de bonne” et, récemment encore, un spot publicitaire vantait qu’avec la capacité de l’appareil à prendre des photos en rafale, il y avait toujours une photo de réussie.

Prendre une photo en comptant sur la chance est à mon sens une grande erreur. On peut certes essayer plusieurs réglages pour varier les effets ou changer d’angle de vue, mais l’important est de penser à l’image qu’on veut obtenir avant de déclencher. Penser avant de déclencher, mais penser à quoi ? C’est en répondant à cette question qu’on choisira la façon de prendre la photo :

  • Qu’est-ce que je veux photographier ? Une personne, un objet, un paysage, une scène ?
  • Pourquoi ai-je eu envie de le photographier ? La lumière, l’attitude, la beauté, la fantaisie, le souvenir ?
  • Que mettre dans le cadre et quoi enlever ? Les symboles, les choses belles ou laides, un plan serré ou large ?
  • Où placer les éléments, comment inviter le lecteur à parcourir l’image, lui donner un point d’accroche ?

Armé de ces réponses, faites quelques prises de vue, sans ‘mitrailler’. Le résultat n’en sera que meilleur et le travail de post-traitement allégé. De quoi récompenser la réflexion n’est-ce pas ?

Photographier un paysage

August 17th, 2009 by alxtrj Pas de commentaire »

Certains paysages laissent sans voix, et on pourrait rester des heures à les contempler. A chaque fois, la reproduction photographique d’un tel paysage est décevant par rapport à la réalité car les échelles ne sont pas comparables.

Pourtant, une photo de paysage peut faire l’objet de très belles images. Il suffit de réussir à faire ressortir les éléments qui vous émerveillent, en les isolant de la grandeur : la lumière, la texture, les lignes, les couleurs. Ainsi, on ne photographiera pas de la même façon une montagne caillouteuse et un champ de lavande, un coucher de soleil et une friche industrielle. Dans tous les cas, le lecteur de la photo ne pourra pas embrasser le paysage dans sa globalité comme peut le faire quelqu’un au bord d’une falaise. Il va falloir le guider pour parcourir le paysage en plaçant judicieusement les éléments qui le composent. Un point d’accroche est nécessaire, sans quoi la profondeur ne ressortirait pas, et le paysage apparaîtrait plat, sans relief.
Photographier un paysage

Dans la photo ci-dessus, c’est la route qui accroche l’Å“il par sa couleur foncée et sa courbure. Cela peut être un objet en premier plan (une pierre, des fleurs, une fontaine, un banc, etc.), un arbre isolé, un personnage comme sur la photo accompagnant l’article sur la règle des tiers, un animal, un petite chapelle, une maison. L’idéal est que cet élément soit aussi un symbole qui aide à l’identification du paysage : une bergerie dans des alpages, un tracteur dans un champs de blé, une épave de bateau en bord de mer… L’Å“il accroché, Il faut ensuite jouer sur les lignes qu’il va suivre pour parcourir l’image: la ligne d’horizon, une route, une arête rocheuse, une tour, la traînée d’un avion dans le ciel… Ici, l’Å“il accroche la route, suit sa courbure vers le haut, longe la ligne d’horizon vers la droite et finit attiré par le relief des dunes éclairées par le soleil couchant. Sans ce parcours de l’image, le lecteur ne peut pas en percevoir la dimension et l’image perd une grande partie de son intérêt.

Soigner son cadrage

August 7th, 2009 by alxtrj 5 commentaires »

Avez-vous remarqué la façon dont l’Å“il est capable de s’attarder sur un tout petit détail d’une photographie ? Ce détail peut être un immense plus s’il est judicieusement choisi. Il peut aussi gâcher une photo si le photographe ne l’a pas remarqué lors de la prise de vue : un papier qui traine par terre, une poubelle qui déborde, une voiture garée en vrac sur un trottoir, une affiche publicitaire, une ligne électrique, un interrupteur sur le mur, un radiateur dans un coin, une bouteille en plastique sur une table… Autant d’éléments disgracieux qui attirent l’Å“il du lecteur et le détournent de la photo. Aussi, avant de prendre la photo, ne vous concentrez pas seulement sur le sujet principal, parcourez l’ensemble du cadre pour en repérer les éléments indésirables et enlevez-les (ou sortez-les du cadre s’ils sont immobiles).

Soigner son cadrage

Sur cette photo par exemple, j’avais patiemment attendu que l’enfant soit seul dans le rayon de la bibliothèque pour lui demander d’attraper un livre situé tout en haut pour créer une situation cocasse propre à l’enfance. Je n’avais alors pas remarqué ce papier sous l’étagère, ainsi que ce chewing-gum collé sur la moquette. Aujourd’hui, je ne vois que ça…

Dans le même genre, j’essaye d’éviter les vêtements avec des inscriptions car l’Å“il va instinctivement lire ce qui y est écrit. Il faut alors cadrer plus serré sur le visage et les épaules ou prendre la personne plus de profil.

Bien-sûr, ce n’est pas une règle absolue, ces éléments perturbateurs peuvent venir renforcer la photo, mais ils seront alors choisis délibérément. Un t-shirt scandant “don’t worry be happy” viendrait renforcer l’image d’une personne semblant heureuse, de même qu’une poubelle sale juxtaposant un individu particulièrement élégant s’avèrerait être un contraste intéressant. Tout est question de point de vue.

Entrée gratuite au Salon de la Photo

July 1st, 2009 by mesconseilsphoto Pas de commentaire »

Le Salon de la Photo se tient à Paris – Porte de Versailles du 15 au 19 octobre 2009. Bénéficiez d’une entrée gratuite en vous rendant sur http://www.invitationphoto.com/ et en mentionnant le code partenaire KOFF9.
Salon de la photo 2009

Protéger son APN du sable

June 29th, 2009 by alxtrj 1 commentaire »

Pour beaucoup, les vacances d’été sont synonymes de repos, de mer et de plage. Ces vacances, immanquablement, sont à immortaliser en capturant des images de ces moments privilégiés. Mais si les hommes s’accommodent bien de ces heures rythmées par les marées, les appareils photo n’apprécieront pas l’eau, le sel et surtout le sable. S’il parait évident de les protéger de l’eau, le sable est un élément tout aussi indésirable. Il s’infiltre partout, transporté par les mains et par le vent, jusqu’à aller s’immiscer dans les mécanismes délicats qui constituent un appareil photo.

Voici quelques conseils pour éviter que ces grains de sable n’usent prématurément votre appareil, qu’il soit compact, bridge ou reflex :

  • transportez toujours l’appareil dans un étui fermé, cet étui étant dans un sac fermé. Il y a toujours du sable qui trainera au fond de vos poches,
  • ne sortez l’appareil de son étui seulement quand vous voudrez prendre une photo, temps pendant lequel il faudra refermer l’étui vide et le remettre dans le sac pour ne pas que du sable s’y introduise,
  • ne manipulez l’appareil qu’après avoir bien enlevé le sable de vos mains,
  • une fois les photos prises, remettez l’appareil dans son étui, puis l’étui dans un sac fermé,
  • pour ceux qui ont un reflex muni de plusieurs objectifs, évitez de changer d’objectif sur la plage,
  • enfin, une fois rentré de la plage, vérifiez votre étui et enlevez le sable qui s’y est introduit (et profitez-en pour enlever toutes les autres saletés qui s’y accumulent tout au long de l’année).

Vous souvenez-vous du problème de sous-exposition lorsque le sol est enneigé ? Le même phénomène se produit sur une plage car le sable, comme la neige, réfléchit une grande quantité de lumière reçue par le soleil. De la même manière, il faudra forcer une surexposition, mais pas autant que pour la neige (Lire Réussir une photo à la neige). Ici, une surexposition de +0.5 suffira. Pour les prises de vue, préférez le matin. La lumière est plus douce et les plages sont presque désertes.

Enfin, n’oubliez pas de vous laisser bercer par le bruit des vagues et des mouettes…

Photographier les enfants

June 22nd, 2009 by alxtrj 1 commentaire »

Les enfants constituent un formidable sujet à photographier pour tous ceux qui aiment être en leur compagnie. Alors qu’un adulte cessera d’être naturel et prendra une pause dès qu’il apercevra un objectif pointé vers lui, l’enfant fera l’inverse en gardant toute sa spontanéité. Le photographe peut alors facilement saisir l’univers extraordinaire de l’enfance. Il devra pour cela avoir un peu de patience pour saisir le sourire, l’air rêveur ou le regard coquin de ces chers bambins qui ont vite fait d’oublier qu’un adulte se trouve à côté d’eux avec un objet dans les mains appelé appareil photo. Quelques minutes d’affût seront récompensées par des images symbolisant l’enfance, son imagination, ses rêves, ses jeux et tout le bonheur qui l’accompagne.
enfant
Lorsqu’on a une image précise en tête et qu’on souhaite mettre l’enfant dans une situation précise, la tâche est un peu plus compliquée. Il ne suffit pas en effet de lui demander de faire l’action voulue au bon endroit comme “mets-toi devant le pot de fleurs et souris”. Il faudra amener l’enfant à se mettre en situation par le jeu, devenir son complice et diriger subtilement l’activité pour que tout se fasse avec cette spontanéité que seuls les enfants savent garder.
enfant2
Puis un jour, l’enfant deviendra complexé, refusera de se laisser prendre en photo en se cachant le visage ou en faisant des grimaces. Ce sera devenu un adolescent et le photographier deviendra beaucoup plus compliqué…
enfant3

Le filé ou comment photographier le mouvement

June 15th, 2009 by alxtrj Pas de commentaire »

ski-fileAlors que la vie est faite de mouvements, une photographie en fige un très court instant sur une image fixe. Difficile alors de montrer ces mouvements, de les faire sentir au lecteur de la photo. Avec le filé, ça ne l’est pas tant qu’il peut le paraître. Alors qu’habituellement, un sujet qui bouge dans un décor fixe devient flou, il s’agit ici de bouger avec le sujet, d’accompagner son mouvement pour que ce soit l’arrière plan qui apparaisse flou tandis que le sujet reste net.
» Lire la suite : Le filé ou comment photographier le mouvement

Photographier une ville la nuit

June 3rd, 2009 by alxtrj Pas de commentaire »

Une ville regorge de sujets pour un photographe. On peut jouer sur les textures de ses murs, les lignes de ses rues et de ses monuments ou sur l’animation de ses places. La ville vit et ses aspects changent selon les moments de la journée, de la nuit. Alors que la journée est éclairée par une source de lumière unique, le soleil, les illuminations nocturnes offrent une multitude de points lumineux. Cet habit de lumière que revêtent rues, bâtiments et monuments est propice à de jolies photos mais est aussi plus exigeant techniquement.

Tout d’abord, le manque de lumière vous obligera à choisir entre une sensibilité élevée (et une image bruitée) ou un temps de pose long. Un temps de pose long est préférable mais il nécessite d’avoir un pied. Comme il n’est pas aisé de visiter une ville en transportant un trépied, il faudra chercher à poser l’appareil quelque part, sur un muret, un banc, voire même une poubelle. Pour être sûr de ne pas faire bouger l’appareil en appuyant sur le déclencheur, l’emploi d’une télécommande ou du retardateur s’imposera.

Il faut aussi veiller à ne pas avoir de reflets provenant d’un projecteur ou d’un réverbère. L’emploi d’un pare-soleil est un bon moyen de s’en protéger. Si la lumière à l’origine du reflet n’est pas cachée par ce pare-soleil, il faudra chercher à la cacher avec la main, ce qui donne un nouvel intérêt à utiliser le retardateur.
Le choix de la balance des blancs peut paraitre délicat mais le mode automatique est souvent très satisfaisant.
» Lire la suite : Photographier une ville la nuit