Le fichier RAW

5 juillet 2013 par Carl Laisser une réponse »

Avec la montée en gamme des appareils photo numériques, le fichier RAW (brut) devient de plus en plus courant.

Beaucoup plus volumineux, le fichier brut contient toutes les données enregistrées par le capteur et est souvent assimilé à une sorte de négatif. Ces données sont inutilisables directement.

Dans la plupart des appareils photographiques, le fichier est immédiatement « développé » en un format affichable sur l’écran de l’ordinateur ou imprimable, JPEG ou TIFF, au prix d’une perte d’information liée notamment à la compression. Mais certains appareils, principalement les appareils photo haut de gamme tels que les reflex, proposent de conserver les clichés au format natif du capteur. Le fichier contient alors davantage de données sur l’image et permet un plus grand contrôle sur les paramètres tels que la balance des blancs, la saturation, la mise au point et le contraste des images. Ce format natif diffère d’un constructeur à l’autre, bien qu’encodant toujours le même type de données. En général, le fichier a également subi une compression sans perte, définie par le constructeur.

Ce type de fichier n’est pas visualisable directement par la plupart des systèmes informatiques. La transformation du RAW en JPEG doit donc être effectuée a posteriori sur un ordinateur. L’intérêt est pouvoir de choisir et contrôler les transformations à appliquer (concernant par exemple la balance des blancs) et ne pas se limiter aux réglages par défaut ou automatisés de l’appareil photo.

La particularité la plus intéressante est le fait que la pleine dynamique des capteurs est conservée, bien supérieure aux 8 bits/couleur (soit 256 niveaux) du format JPEG qui sera utilisée in fine. Le passage par un logiciel intermédiaire permet par exemple de favoriser, au moment de la transformation, tel ou tel intervalle de luminosité, récupérant quelques détails qui auraient pu être écrasés.

Il n’est donc pas étonnant que les photographes professionnels et les amateurs sérieux utilisent le fichier brut aussi souvent que possible.

Quelques logiciels : ACDsee, Aperture (Apple), Lightroom (Adobe) et Picasa (Google).

Source : Wikipedia

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