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Les filtres ND

19 juillet 2012

Les filtres ND pour Neutral Density apparaissent de plus en plus sur des appareils compacts tels que le récent Lumix LX7.

Les filtres ND sont des filtres à densité neutre (gris uniforme) qui, en réduisant la lumière reçue par le capteur, permettent d’ouvrir davantage le diaphragme de l’appareil photo ou de réduire la vitesse d’exposition. En pratique, ils permettent aussi de compenser les très grandes vitesses d’ouverture requises par des ouvertures allant jusqu’à f/1,4 sur le même Lumix LX7. Ainsi, alors qu’ils se présentaient jusqu’alors sous la forme de filtres optiques classiques, ils sont à présent souvent proposés de façon électronique consistant tout simplement à baisser la sensibilité du capteur.

Ils permettent ainsi toute une série d’effets :

  • Floutage de l’eau en mouvement, rivières ou cascades
  • Effet de filé sur les nuages
  • Réduction de la profondeur de champ même par grande luminosité
  • Réduire la visibilité voire effacer des objets en mouvement

Les filtres ND portent un numéro correspondant à leur degré d’opacité. Ces numéros progressent de façon logarithmique. Ainsi, un filtre ND2 double le temps de pose ou permet un pas d’ouverture supplémentaire,  un filtre ND4 multiplie le temps de pose par quatre ou permet deux pas d’ouverture supplémentaires, etc.. Avec un filtre densité neutre puissant, ND400 par exemple, vous pouvez photographier un monument avec un temps de pose de plusieurs secondes. Ainsi, une photographie d’une cathédrale avec un temps de pose de 30 secondes sera débarrassée d’un passant traversant la scène.

Protéger son APN du sable

29 juin 2009

Pour beaucoup, les vacances d’été sont synonymes de repos, de mer et de plage. Ces vacances, immanquablement, sont à immortaliser en capturant des images de ces moments privilégiés. Mais si les hommes s’accommodent bien de ces heures rythmées par les marées, les appareils photo n’apprécieront pas l’eau, le sel et surtout le sable. S’il parait évident de les protéger de l’eau, le sable est un élément tout aussi indésirable. Il s’infiltre partout, transporté par les mains et par le vent, jusqu’à aller s’immiscer dans les mécanismes délicats qui constituent un appareil photo.

Voici quelques conseils pour éviter que ces grains de sable n’usent prématurément votre appareil, qu’il soit compact, bridge ou reflex :

  • transportez toujours l’appareil dans un étui fermé, cet étui étant dans un sac fermé. Il y a toujours du sable qui trainera au fond de vos poches,
  • ne sortez l’appareil de son étui seulement quand vous voudrez prendre une photo, temps pendant lequel il faudra refermer l’étui vide et le remettre dans le sac pour ne pas que du sable s’y introduise,
  • ne manipulez l’appareil qu’après avoir bien enlevé le sable de vos mains,
  • une fois les photos prises, remettez l’appareil dans son étui, puis l’étui dans un sac fermé,
  • pour ceux qui ont un reflex muni de plusieurs objectifs, évitez de changer d’objectif sur la plage,
  • enfin, une fois rentré de la plage, vérifiez votre étui et enlevez le sable qui s’y est introduit (et profitez-en pour enlever toutes les autres saletés qui s’y accumulent tout au long de l’année).

Vous souvenez-vous du problème de sous-exposition lorsque le sol est enneigé ? Le même phénomène se produit sur une plage car le sable, comme la neige, réfléchit une grande quantité de lumière reçue par le soleil. De la même manière, il faudra forcer une surexposition, mais pas autant que pour la neige (Lire Réussir une photo à la neige). Ici, une surexposition de +0.5 suffira. Pour les prises de vue, préférez le matin. La lumière est plus douce et les plages sont presque désertes.

Enfin, n’oubliez pas de vous laisser bercer par le bruit des vagues et des mouettes…

Photographier une ville la nuit

3 juin 2009

Une ville regorge de sujets pour un photographe. On peut jouer sur les textures de ses murs, les lignes de ses rues et de ses monuments ou sur l’animation de ses places. La ville vit et ses aspects changent selon les moments de la journée, de la nuit. Alors que la journée est éclairée par une source de lumière unique, le soleil, les illuminations nocturnes offrent une multitude de points lumineux. Cet habit de lumière que revêtent rues, bâtiments et monuments est propice à de jolies photos mais est aussi plus exigeant techniquement.

Tout d’abord, le manque de lumière vous obligera à choisir entre une sensibilité élevée (et une image bruitée) ou un temps de pose long. Un temps de pose long est préférable mais il nécessite d’avoir un pied. Comme il n’est pas aisé de visiter une ville en transportant un trépied, il faudra chercher à poser l’appareil quelque part, sur un muret, un banc, voire même une poubelle. Pour être sûr de ne pas faire bouger l’appareil en appuyant sur le déclencheur, l’emploi d’une télécommande ou du retardateur s’imposera.

Il faut aussi veiller à ne pas avoir de reflets provenant d’un projecteur ou d’un réverbère. L’emploi d’un pare-soleil est un bon moyen de s’en protéger. Si la lumière à l’origine du reflet n’est pas cachée par ce pare-soleil, il faudra chercher à la cacher avec la main, ce qui donne un nouvel intérêt à utiliser le retardateur.
Le choix de la balance des blancs peut paraitre délicat mais le mode automatique est souvent très satisfaisant.
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