Articles Taggés ‘sensibilité’

Appareil photo ou smartphone ?

30 juillet 2013

Depuis quelques années, les téléphones mobiles intègrent des appareils photo numériques. Si ces appareils intégrés sont de plus en plus performants, ils restent le résultat de compromis principalement imposés par les contraintes mécaniques dues au facteur de forme d’un téléphone portable. Il en résulte cinq domaines dans lesquels les smartphones affichent des lacunes par rapport aux appareils photo numériques plus classiques et pour lesquelles les passionnés leur préféreront toujours les contraintes d’un appareil photo plus encombrant :

  • Le zoom optique. Pour des raisons mécaniques évidentes, il est impossible d’intégrer un zoom optique dans un téléphone portable.
  • Le capteur. Pour des raisons similaires au zoom optique, le capteur d’un téléphone portable reste petit en surface. Même si le nombre de pixels peut sembler comparable, la surface d’un capteur a un lien direct avec la lumière captée et, donc, la qualité de la photo.
  • Les objectifs interchangeables. Ils permettent une large palette de créativité.
  • La vitesse d’obturation. Oubliez votre smartphone lorsqu’il s’agit de prises de vues rapides comme celles impliquant des objets ou des personnes en mouvement.
  • Les modes de prises de vue et le contrôle manuel. Le contrôle total de la prise de vue rendu possible sur les appareils photo sophistiqués, s’il demande un temps d’apprentissage pour arriver à un bon niveau de maîtrise de l’appareil photo, reste encore la clé d’une photo réussie et d’un résultat conforme aux attentes du photographe.

Bref, on retrouve les arguments principaux de la décision du choix d’un appareil numérique, reflex ou pas.

Sujet librement inspiré de l’article original (en anglais) : http://www.digitaltrends.com/photography/smartphones-are-great-for-casual-photography-but-here-are-5-areas-where-theyre-still-lacking/.

Les filtres ND

19 juillet 2012

Les filtres ND pour Neutral Density apparaissent de plus en plus sur des appareils compacts tels que le récent Lumix LX7.

Les filtres ND sont des filtres à densité neutre (gris uniforme) qui, en réduisant la lumière reçue par le capteur, permettent d’ouvrir davantage le diaphragme de l’appareil photo ou de réduire la vitesse d’exposition. En pratique, ils permettent aussi de compenser les très grandes vitesses d’ouverture requises par des ouvertures allant jusqu’à f/1,4 sur le même Lumix LX7. Ainsi, alors qu’ils se présentaient jusqu’alors sous la forme de filtres optiques classiques, ils sont à présent souvent proposés de façon électronique consistant tout simplement à baisser la sensibilité du capteur.

Ils permettent ainsi toute une série d’effets :

  • Floutage de l’eau en mouvement, rivières ou cascades
  • Effet de filé sur les nuages
  • Réduction de la profondeur de champ même par grande luminosité
  • Réduire la visibilité voire effacer des objets en mouvement

Les filtres ND portent un numéro correspondant à leur degré d’opacité. Ces numéros progressent de façon logarithmique. Ainsi, un filtre ND2 double le temps de pose ou permet un pas d’ouverture supplémentaire,  un filtre ND4 multiplie le temps de pose par quatre ou permet deux pas d’ouverture supplémentaires, etc.. Avec un filtre densité neutre puissant, ND400 par exemple, vous pouvez photographier un monument avec un temps de pose de plusieurs secondes. Ainsi, une photographie d’une cathédrale avec un temps de pose de 30 secondes sera débarrassée d’un passant traversant la scène.

Photographier une ville la nuit

3 juin 2009

Une ville regorge de sujets pour un photographe. On peut jouer sur les textures de ses murs, les lignes de ses rues et de ses monuments ou sur l’animation de ses places. La ville vit et ses aspects changent selon les moments de la journée, de la nuit. Alors que la journée est éclairée par une source de lumière unique, le soleil, les illuminations nocturnes offrent une multitude de points lumineux. Cet habit de lumière que revêtent rues, bâtiments et monuments est propice à de jolies photos mais est aussi plus exigeant techniquement.

Tout d’abord, le manque de lumière vous obligera à choisir entre une sensibilité élevée (et une image bruitée) ou un temps de pose long. Un temps de pose long est préférable mais il nécessite d’avoir un pied. Comme il n’est pas aisé de visiter une ville en transportant un trépied, il faudra chercher à poser l’appareil quelque part, sur un muret, un banc, voire même une poubelle. Pour être sûr de ne pas faire bouger l’appareil en appuyant sur le déclencheur, l’emploi d’une télécommande ou du retardateur s’imposera.

Il faut aussi veiller à ne pas avoir de reflets provenant d’un projecteur ou d’un réverbère. L’emploi d’un pare-soleil est un bon moyen de s’en protéger. Si la lumière à l’origine du reflet n’est pas cachée par ce pare-soleil, il faudra chercher à la cacher avec la main, ce qui donne un nouvel intérêt à utiliser le retardateur.
Le choix de la balance des blancs peut paraitre délicat mais le mode automatique est souvent très satisfaisant.
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